Fat Supper – Echo du Oans

Fat Supper

Fat Supper,  on ne les présente plus vraiment et on les a déjà vu live. Et bien justement ! Le fait de savoir que nous avions la possibilité de les revoir dans le cadre des excellents « echos du Oan’s »  et que nous ne serions qu’une poignée de chanceux à pouvoir y assister (ben oui, le Oan’s Pub c’est pas grand) a fait que nous y sommes retournés !!!

On vous passe l’interview de Ced, vous aurez tout le loisir d’aller y jeter vos esgourdes attentives via le site de CanalB quand elle sera mise en ligne, mais nous reviendrons tout de même un peu plus tard sur certains détails de celle-ci car ils ont leur importance.  Les quatre garçons ne sont pas des musiciens inconnus car nous avons eu l’occasion de les voir dans différentes et excellentes formations du cru, dont la réputation n’est plus à faire et connaissons donc leur goût pour la musique bien faite.

Fini le folk-rock du premier EP (bien que toujours palpable) sorti chez Les disques Normal, le groupe suinte désormais un indie-rock à la fois souple et rugueux du meilleur acabit tout en gardant son identité. Lors de la discussion avec Cédric, ils ont évoqué pas mal de groupes indé U.S. des années 90 (mais pas seulement), choisis comme extraits musicaux « Pavement, U.S. Maple et Deerhoof » et fait part de leur boulimie de musique en tous genre. Ils ont également discuté de leur façon d’appréhender les concerts, la manière dont ils adaptent leur façon de jouer les titres en fonction de l’atmosphère d’un lieu, la vibration d’un public. La setlist est décidée en cours d’interview, 5 minutes avant le concert. Rock on.

Si nous évoquions plus haut l’écart entre Fat Supper et Flat Supper (leurs deux disques donc), cette évolution est encore plus frappante en concert. Tantôt posé, tantôt rentre-dedans, toujours soigné, maitrisé, ils sont venus nous agripper et ne nous ont plus lâché. Saisissant quoi ! Les morceaux plus calmes comme Gravity None, Knowledge & Feeling ou Twisted par exemple ont pris une dimension plus intimiste (le lieu peut-être ?) sans être dénaturés. Nous percevions chaque détail du jeu de batterie, les glissements de baguette sur les cymbales et les peaux, les moindres effleurements  des doigts sur les cordes des guitares, les susurrements. Sublime. Sur des titres tels que Surrogate  ou Every Nobody pour ne citer que ceux-ci,  l’énergie s’est trouvée décuplé, les riffs sont  devenus presque agressifs, voir noise. Là aussi, parfait. La proximité avec les musiciens qu’offre la configuration du lieu y était sans doute pour quelque chose. De plus, nous avons eu droit à une nouvelle compo qui n’augure que du bon pour la suite.

En bref, soirée parfaite et groupe à voir ou revoir absolument !!

Les disques sont disponibles via leur bandcamp (http://fatsupper.bandcamp.com), Les disques nOrmal (https://lesdisquesnormalrecords.bandcamp.com/), ou lors de leurs concerts.

Photo : Fat Supper pendant les TransMusicales 2013 par Philippe Remond !

A.M.

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