Tous au paradis avec les Fiddler’s Green au Grand Soufflet !

Fiddler's Green

Hier soir, le Grand Soufflet nous a emmené au paradis avec les allemands Fiddler’s Green. Le groupe est arrivé très tôt sur Rennes, nous avons donc pu discuter de leur musique entre leurs balances et leur concert.

Rencontre avec les 6 membres de Fiddler’s Green.

Fiddler’s Green est né en 1990. Vous êtes 6 musiciens. Vous pouvez vous présenter ? Qui fait quoi ?
Il y a ici Rainer, le bassiste, Stephan, l’accordéoniste, Tobias qui joue du violon et qui chante, Ralf au chant et qui joue beaucoup d’instruments, Pat au chant et à la guitare électrique et enfin, Franck à la batterie.

Qu’est-ce qui a changé avec la venue de Pat au chant ? Vous avez aussi rajouté un accordéon en 1991. Vous pouvez m’expliquer l’évolution du groupe ? Qu’est-ce que tous ces changements ont apporté à votre musique ?
Le groupe a commencé en 1990, au début nous n’étions que 5 membres. L’accordéon est arrivé un an plus tard.

Au début, on jouait dans notre cuisine en appartement, c’était juste comme ça, pour le fun. On se faisait nos séances acoustiques.

Et puis, notre son s’est amélioré, est devenu de plus en plus pro. On a fait comme tout le monde, petits concerts et ensuite plus gros concerts et aujourd’hui nous sommes à plus de 2000 concerts. On est plus sur de la guitare électrique aujourd’hui, c’est beaucoup plus énergique qu’au début.

Fiddler’s Green veut dire « la pelouse des violonistes ». Vous pouvez m’expliquer ce lieu mythologique ? Je ne connaissais pas.
C’est une mythologie qui vient des marins anglais. C’est en endroit où lorsque tu meurs, tu choisis entre l’enfer et Fiddler’s Green.

Fiddler’s Green c’est le paradis, tout est bon, tu t’y éclates, tu as plein de nourriture. Il y a plein de pubs et de la bonne musique à base de violon, tu danses, tu bois, tu fumes et il y a plein de femmes.

Voir Fiddler’s Green sur scène c’est comme être au paradis alors ?
Oui ! C’est un moment positif. Il y a de la musique et les gens sourient, donc oui, c’est comme le paradis.

Et votre musique ? Vous mélangez du punk et de la musique traditionnelle irlandaise, c’est ça ?
Oui, on essaie d’avoir le son traditionnel irlandais avec plein de sons plus modernes. On mélange ce son avec du reggae, du rock n’roll, du punk, du ska. On prend tout ce qui peut convenir au mélange des deux, on fait même de la pop sur notre dernier album.

On veut vraiment mélanger l’irlandais avec tous les styles, c’est le concept de notre groupe.

Devil’s Dozen, votre 13ème album sortira le 28 octobre prochain. On va pouvoir s’en procurer ce soir, j’ai vu un gros stand de merch’ à côté de la scène. Vous pouvez m’en parler ?
Oui c’est notre treizième album. On l’a appelé comme ça parce que le 13 est le chiffre du diable, le chiffre qui porte malheur. C’est l’enfer, Satan. Avec cet album, on a essayé d’être encore plus intéressant en essayant encore de nouvelles choses, de nouveaux sons. Il y a plus de chant, plus d’électrique dans cet album. Pour cet album on s’est beaucoup concerté, on a passé beaucoup de temps sur chaque chanson. Cet album c’est donc beaucoup de nouveaux sons, beaucoup de discussions.

Vous parlez de quoi ?
On parle de tout, de plein de choses ! Il y a une chanson sur un homme et une femme, dont la femme le quitte et il la tue. Un sujet très classique finalement (rires). Il y a une chanson sur le voyage et le fait de faire de la musique sur la route. Une autre chanson sur la fête, une autre sur le fait d’aller en enfer à la fin de ta vie, c’est d’ailleurs cette chanson qui présente notre album en vidéo.



Quand on vous écoute, on pense forcément aux Pogues. C’est une référence pour vous ?

Oui, dans les années 80, on était fans des Pogues, on retrouve un peu de leur musique dans la notre mais nous avons une approche différente. On a la même base musicale mais on fait quelque chose de différent. C’était surtout au début que notre musique ressemblait à celle des Pogues. Maintenant nous avons beaucoup plus d’électrique, nous sommes plus comme un groupe de rock.

Vous avez votre propre label « Deaf Shepherd Records « . Vous pouvez me le présenter ?
C’est Rainer qui a monté ce label. Le label a été uniquement crée pour Fiddler’s Green. Je travaille de temps en temps avec d’autres groupes mais c’est très rare. C’est pour nous une grande liberté.

La plupart des labels disent aux artistes ce qu’ils doivent faire. On a essayé dans les années 90 avec Universal, cela reste une très mauvaise expérience pour nous.

Avec notre propre label, nous sommes notre propre chef. On fait ce que l’on veut ! C’est pour cela que Deaf Shepherd Records est né !

En 2000, vous avez sorti un DVD qui s’appelle « the band’s 1000th concert! « . Vous avez tourné partout dans le monde ?
En tout nous avons 4 DVD mais oui ce DVD est sorti pour célébrer nos 1000 concerts. Nous avons joué partout ! En France, nous n’avons pas beaucoup joué. On a joué en Russie, à Moscou, en Sibérie, en Turquie, en Italie, en Norvège, en Suisse, en Autriche, aux Pays-Bas, en Belgique, en Pologne. On n’a pas fait l’Asie mais peut-être que cela va se faire au Japon. Hier, nous jouions à St Gilles pour le Grand Soufflet, en demain nous partons sur Roubaix.

Fiddler’s Green ce soir au Thabor ça va donner quoi ? Vous avez la réputation d’être un des meilleur groupe live allemand. Votre devise est : « prendre du bon temps et être sûr que le public aussi ».
Cela va dépendre si le repas est bon ou pas. (rires) Cela va dépendre du public mais si le public est réceptif, cela devrait être comme une grosse fête avec plein de réactions positives. Ca va être bon ce soir, on le sent !

Merci à vous 6.

Propos recueillis par Cath

FESTIVAL DU GRAND SOUFFLET
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