Interview : Klaus Johann Grobe aux Transmusicales.

© Lucie Inland

Pour cette deuxième journée d’entrevues Transmusicales, nous avons rencontré les helvètes du groupe électro Klaus Johan Grobe. Ce trio joue à l’UBU ce jeudi à 18h.

Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Daniel, je joue de la batterie et je chante.
Moi c’est Sevi, je joue de l’orgue et je chante aussi. Nous avons également un bassiste pour les concerts.

D’où venez-vous ?
De Suisse, Daniel vit à Zurich et moi à Bâle. Pour le moment ça ne nous pose pas de difficultés pour travailler de vivre dans deux villes différentes.

Comment définiriez-vous votre son, votre univers ?
* silence * On a l’habitude de dire que c’est juste de la basse, de la batterie et de l’orgue, les gens n’ont qu’à imaginer comment ça peut sonner et ce que ça leur inspire * rires * On nous qualifie souvent de « krautrock* psychédélique » mais on se voit plus comme un groupe pop parce que ce qu’on préfère c’est les harmonies chaleureuses et dansantes. On est évidemment influencés par le krautrock, la musique psychédélique et des années 1970, mais aussi par l’electro / goth / new wave des années 80, la musique pop en général, un mélange de tout ça.
On ne chante qu’en allemand parce que pour nous, c’est notre langue maternelle et celle qui colle le mieux à notre musique, même si pas grand monde ne comprend nos paroles. Nous avons joué dans d’autres groupes avant où nous chantions en anglais, mais là le choix de l’allemand s’est fait naturellement. Notre musique est très rythmique et cette langue l’est aussi, et est également très drôle ! Avec beaucoup de jeux de mots et de subtilités possibles.

Vous écoutez quoi chez vous ?
Pas mal de musique des années 70 donc, mais aussi des groupes actuels, mais c’est compliqué d’en choisir un en particulier à vous citer là. Le mois dernier on a enregistré notre nouvel album et pendant cette période on a surtout écouté du disco, pas mal de Cerrone par exemple, des choses très cheesy. On a chacun une grosse collection de disques chez nous donc on écoute toujours beaucoup de choses selon l’humeur du moment, c’est difficile de choisir un seul artiste.

© Lucie Inland

Est-ce que  ce sont vos premières Transmusicales ?
Oui, et notre premier concert à Rennes. Ce n’est que notre deuxième en France.

Qu’évoque ce festival au niveau de la réputation pour vous ?
On ne suit pas trop ce qui se fait au niveau de cette industrie, même si on a joué dans pas mal de showcases en festival. Nous avons vraiment su ce que c’était quand nous y avons été programmés.

Quelles sont vos attentes ?
On prend les choses comme elles viennent (« easy going »). On joue vers 18h à l’Ubu, c’est tôt mais c’est un bon créneau, on va avoir un chouette public.

Que peut-on vous souhaiter ?
« … Good luck ? » Que le deuxième album plaise aux gens. Il sort l’année prochaine, peut être qu’il va autant plaire que le premier ou que ça va diviser le public, ce qui n’est pas grave non plus.

* Krautrock : rock allemand apparu à la fin des années 60 (littéralement « rock de chou » ou « rock choucroute »). Les groupes les plus connus sont Can, Neu !, Popol Vuh et Tangerine Dream.

Photos : Lucie Inland
Texte : Sophie Barel et Lucie Inland

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