Playground Zero, le trio post-breakbeat de La Haye aux Transmusicales

© Catherine Rué

Hall 8, 4h10 du matin un 4 décembre, les trois DJ Yuri Hunter, Robin Veldman et Jasper Lieuwma de Playground Zero, originaires de La Haye, montent sur scène. Malgré l’heure matinale, le groupe post-breakbeat parvient à faire lever la foule, tout le monde fait la fête jusqu’au bout des 50 minutes de concert.

Rencontre avec Yuri, Jasper et Robin, le lendemain de leur concert.

Installez-vous bien dans les canapés. Vous devez être fatigués après votre show d’hier non ?
Yuri : oh oui on est super fatigués. Hier on est restés éveillés pendant 24h ! On est arrivés à Rennes hier en bus des Pays-Bas. On a quatorze heures de route dans les pattes ! Ensuite il a fallu qu’on attende pour notre concert à 04h10. Il fallait qu’on reste éveillés. On a joué à 4 heures du matin, et forcément, après on a fait la fête et bu des bières (tous en chœur).

Pouvez-vous vous présenter et me dire qui fait quoi dans Playground Zero ?
Jasper : on est trois. Lui c’est Yuri. Moi je m’appelle Jasper et lui c’est Robin. Je t’écris son prénom moi-même parce qu’il a une écriture pourrie !
Robin : la plupart des sons sont crées par Yuri et moi-même. On travaille tous ensemble mais la majorité des sons sont faits par nous deux. Moi, je suis plus à la basse, mais avec Yuri, on est aux sons, aux claviers, aux machines. Jasper est plus le « front man », il chante, il danse, il scratch, il ambiance, il organise le plateau, il peut faire s’asseoir tout un hall et faire sauter tout le monde (comme hier soir) et il plonge dans la foule !
Yuri : tu étais au concert hier soir ?
Moi : oui, c’était dingue !

Vous pouvez me décrire Playground Zero pour ceux qui n’étaient pas au Hall 8 hier soir ? C’est quoi ?
Yuri : Playground Zero, c’est un groupe fou qui fait de la musique de dingues. Pour décrire plus précisément et sérieusement notre musique, on fait du breakbeat, du hip-hop, de la dance music, on va aussi vers le reggae, vers le drum and bass. Playground Zero c’est un mélange de tout cela.
Robin : c’est du mashup ! On explore les sons.

Vous vous êtes rencontrés comment ? Comment s’est formé le groupe Playground Zero ?
Robin : j’étais dans une école de musique au Pays-Bas. Yuri y était aussi. Il cherchait un maître de stage. J’ai accepté ce rôle mais je ne savais pas trop quoi lui faire faire. Du coup on a commencé à faire du breakbeat, des sons pour s’occuper. C’est comme cela qu’est né Playground Zero. Jasper était DJ. On s’est rencontrés dans un festival de musique. Ce soir-là, je l’ai vu scratcher et j’ai dit : « on a besoin de ce gars ! ». Il a déménagé et s’est installé à La Haye pour que l’on soit tous ensemble.

Comment pourriez-vous définir votre son, votre univers ?
Yuri : très coloré ! On pourrait dire qu’on fait de la pop underground.

Quelle genre de musique vous écoutez pour créer vos sons et mélanger tout cela ?
Jasper : Robin n’écoute pas de musique, enfin si, juste la sienne (rires). Il joue du piano et il pleure sur ses propres chansons.
Yuri : moi pareil, je n’écoute pas de musique. Non en fait, j’écoute de tout, de la pop, de la dance. De tout !
Robin : de la funk, du reggae, plein de choses différentes !

© Catherine Rué

C’était important pour vous d’être là hier aux Transmusicales ? Qu’est-ce que ce festival représente pour vous ?
Yuri : c’était très important pour nous ! En plus, c’est notre premier concert en France. On ne connaissait pas ce festival avant mais c’est un festival très chouette pour rencontrer du monde. On aimerait faire le tour du monde, jouer partout, c’est peut-être une bonne façon de commencer cela. Notre manager nous avait dit qu’il fallait aller jouer en France car ici les gens aiment vraiment la musique. On s’est dit que c’était une bonne idée. Mais comment faire ? Cela s’est fait à Brighton où on jouait en mai dernier. Jean-Louis Brossard nous a repéré. Il nous a proposé de venir en France. Et nous voilà ici !

C’était comment hier soir ? Vous avez mis le feu non ?

Robin : oh oui, c’était super, dingue ! On jouait à 4h du matin. Aux Pays-Bas quand tu joues à cette heure, tout le monde est parti se coucher. Quand on a vu le monde qui était encore là, on était un peu nerveux. Et quand on est montés sur scène, on s’est vite aperçus que tout le monde était encore en pleine forme et dingue ! C’était génial pour nous !

Qu’est-ce que vous attendez après ce concert ? Une grande tournée j’imagine ? Un nouvel album après Poison ?

Yuri : on travaille sur un nouveau morceau actuellement. On espère au moins une tournée en France après ce concert.

Vous avez quelque chose à dire aux personnes qui étaient à votre concert hier soir ?

Yuri : merci d’être restés jusque là ! Merci de nous avoir écoutés à 4h du matin et d’avoir fait la fête avec nous !
Jasper : et merci au public de m’avoir porté !

Merci Yuri, Jasper et Robin.

Propos recueillis par Cath
Crédit photo : Cath

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