Radikal Satan : le grand soufflet

Radikal Satan est à la base le projet de César et Mauricio Amarante, deux frères argentins installés en France, que l’on peut décrire comme du « tango expérimental ». Chants, accordéon, contrebasse, guitare se mêlent aux machines et bidouilles sonores, formant une musique puissante, possédée et transportante. Leur premier album, « Visite du Soleil à Satan », est sorti en 2003, et ils en ont publié sept autres depuis. Un nouveau est en préparation. Depuis le multi-instrumentiste Thomas Bonvalet et la percussioniste Mélody Gottardi ont rejoint la formation, donnant une autre dimension sonore aux concerts.

J’étais bien contente de voir le groupe programmé au Grand Soufflet (et pas seulement parce que c’était le seul que je connaissais) pour avoir enfin l’occasion d’apprécier leur musique dans un cadre plus confortable. J’étais passée le 3 mars au Bistrot de la cité où ils jouaient à quatre mais le bar était tellement blindé de gens que je ne suis pas restée longtemps, et j’avais raté leur venue au Terminus le 24 février 2014. Ce vendredi il n’y avait aucun souci pour voir la scène sans être compressée, et le son était éclatant. Il fallait bien ça pour que la musique de Radikal Satan explose pendant une heure et quart, chaude, violente, incantatoire, sans temps mort. Parmi les morceaux déjà connus ils ont présenté de l’album à venir, l’envoûtant « Castel Sodoma ». Le chapiteau n’était pas complet mais nous étions quand même un certain nombre à avoir fait le déplacement, et je n’ai eu de des retours positifs. Et je suis sûre que je verrai quelque part dans la région ce que donnera cet album sur scène, avec la même hâte que j’avais pour ce concert.

Photos et texte : Lucie Inland

site : http://lucieinland.com/ /

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