William Josh Beck

J’ai rencontré William Josh Beck, il y a quelques semaines, le printemps avait pointé le bout de son nez et emmené avec lui soleil, jupes, pollens et terrasses bondées depuis celui-ci a disparu, un avis de recherche a été déposé. Qu’importe les saisons finalement, je ne me lasse pas d’écouter l’Ep Fire Lady les contes folks de William Josh Beck résonne même sous la pluie. William est un esthète singulier, on peut voir à travers le verre de ses lunettes des yeux couleurs océans qui cachent un être doux, rêveur, sensible et aventurier. A l’image de ses chansons.

Vous pourrez les entendre en live ce soir pour les écho’s du Oan’s dont l’enregistrement se fait au Oan’s Pub à partir de 19h. William Josh Beck est également un des 4 finalistes du tremplin Mozaïc qui se déroulera le 3 mai à l’étage du Liberté.

Bonjour William, d’où viens-tu?

« D’où je viens… (rires) de pleins d’endroits différents. Cela fait un peu moins de 10 ans que je suis à Rennes. Je suis venu pour changer d’air.J’étais dans le sud ouest avant. J’ai des origines familiales bretonnes, mais je connaissais pas du tout la région, j’y avais jamais mis les pieds. Et puis sur un coup de tête j’ai débarqué à Rennes, j’ai trouvé un appart et je me suis installé là.

Il y a d’ailleurs un lien pour ce projet car c’est ici que je me suis vraiment mis à faire du folk parce qu’avant je faisais des choses différentes, j’ai eu pas mal de projets solo, j’étais sur des trucs plutôt expérimentaux, électroniques avec des machines.. L’installation ici a donné un petit déclic. Après une petite pause en arrivant ici,  je me suis mis à composer des chansons à la guitare.

A la base je suis chanteur et j’ai une formation pianiste, j’ai également écrit un recueil de nouvelles en français qui n’a malheureusement pas trouvé d’éditeur.

Du coup en 2007 – 2008 je me suis mis à écrire une première chanson, en mêlant à la fois le coté histoire/nouvelles et une musique très acoustique.

Avant j’ai beaucoup travaillé  sur des supports virtuels (clavier, séquenceur…),  là je voulais revenir à l’essentiel, guitare, voix et puis rien d’autre. Il m’était important de retrouver le contact physique avec la musique que j’avais perdu à force d’être sur des machines.

Voilà dans les grandes lignes mon arrivée dans le coin, ici à Rennes. »

Donc c’est en 2008 que tu as commencé à écrire des chansons.

« En 2008 j’ai commencé à écrire des chansons dans mon coin.  Celles qui sont désormais dans le répertoire, c’était plutôt en 2009. J’ai démarré une collaboration sur la base de ces chansons. Puis il y a eu  le premier « line-up » avec basse-batterie pour au final changer complétement de musiciens et me retrouver avec la formation actuelle. Je joue aussi bien  en duo ou en trio avec mon guitariste Stéphane et/ou mon contrebassiste Hugues ça dépend de la configuration. Le folk peut être sollicité pour des choses très intimes, dans de tout petits endroits. Quand je tournerai régulièrement, ce sera avec de petits effectifs, pour des questions de budget essentiellement. Pour l’instant je cherche encore un tourneur. J’espère que le tremplin Mozaïc donnera l’occasion de faire des belles rencontres et de montrer sur scène notre travail. »

Et l’enregistrement de l’EP, il a été fait seul ou avec le groupe?

« On a enregistré à 4 dans le studio Cocoon à Vern sur seiche, où Lætitia Sheriff a enregistré. Je voulais, sur le disque avoir quand même une possibilité des arrangements détaillés, travaillés, étoffés tout en gardant le son vraiment très acoustique, bien qu’il y ait un peu de guitare électrique. »

A t-il été réalisé prises par prises où en live?

« On a enregistré live sur la plupart des morceaux puis on a fait des prises supplémentaires pour rajouter des arrangements ou corriger des petites parties. Le studio Cocoon s’y prête bien, c’est une vieille baraque, à l’étage il y a une grande mansarde avec des boxes cloisonnés par des vitres où l’on peut vraiment tous se regarder en gardant une posture live. »

D’où vient ton inspiration ?
« La plupart du temps mes textes viennent surtout de mon imaginaire. J’écris d’abord la musique. Je compose la structure de la chanson et les mélodies m’inspirent une histoire. En découlent des personnages puis des paysages, des atmosphères… Mon univers est peuplé de paysages assez détaillés: urbains/naturels, cela va du farwest imaginaire au bord de mer, il y a beaucoup d’éléments. La mer est très présente dans mes chansons. Le folk est à la base plutôt forestier, il y a un courant aussi très hivernal, un peu mélancolique. Mes paysages, eux, sont plutôt chaleureux et parfois bucoliques.

Je cherche, dans l’écriture de mes chansons, même si certaines sont un peu teintées de mélancolies, à ajouter de la lumière dans ma façon de les jouer ou de les chanter. Mes histoires sont assez tragiques mais les aventures sont tellement rocambolesques qu’elles permettent une certaine légèreté, les histoires sont racontées avec pas mal de distance et de second degré  »

J’imagine qu’un clip avec toutes ces images va bientôt arriver?
« Je ne peux pas encore dévoiler la chanson qui sera mise en image mais on va bien entendu faire en sorte que ce clip restitue de la meilleure façon l’univers de William Josh Beck. »

Comment le choix de Bruno Green s’est-il porté pour le « mastering »?
« Bruno Green est en lien avec les gens du Studio Cocoon sensibles à la scène Folk. Il a l’habitude de travailler avec des musiciens américains
La rencontre avec Bruno s’est faite virtuellement vu qu’il habite désormais au Canada. J’aime sa cohérence et il a une grande expérience. Il m’a proposé plusieurs versions et je suis très satisfait de celles que nous avons retenues. »

Quelles sont tes affinités avec la scène rennaise?
« J’ai eu la chance d’être invité par Sylvain Texier de The Last Morning Soundrack pour jouer un morceau avec eux lors de leur carte blanche à l’ubu. C’est quelqu’un que j’aime bien et qui est devenu un ami, j’aime beaucoup sa musique.
Je suis également de près ce que fait LadyLike lily qui a sorti un très bel album. J’apprécie aussi  le groupe Santa Cruz et leur musique baignée par le folk et la culture américaine. »

 

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