Sudden Death Of Stars

A l’aube de la sortie de leur second album et au départ d’une tournée de 15 dates passant par l’ Ecosse, l’ Angleterre, la Belgique et la France pour finir en beauté à Rennes, nous avons voulu en savoir plus sur un des meilleurs groupes de Rock Psyché du grand ouest.
Rencontre avec Xavier, batteur du groupe.


-Bonjour Sudden Death of Stars (« La mort subite des étoiles », en français) ! Tout d’abord, question un peu bateau, mais pourquoi ce nom ?

« Question bateau je ne sais pas, récurrente oui ! Mais bon c’est un peu normal… A la base c’est un peu une « private joke », quand on a commencé à répéter on se faisait écouter plein de trucs dont un projet néo psyché danois très cool qui n’existe plus aujourd’hui je crois : Death Valley Sleepers, et en voulant redemander le nom de ce groupe à qui me l’avait fait écouter, j’ai complètement craqué et j’ai « inventé » ce nom ! Par blague notre premier morceau s’est appelé comme ça et depuis c’est resté comme nom de groupe. « 

Le projet c’est faire du bon rock, écrire de bonnes chansons, faire de chouettes disques!

– Racontez-nous un peu votre rencontre, votre projet musical?
« On est sept, mais au tout début on n’était que cinq, deux d’entre nous jouaient déjà dans le même groupe, aujourd’hui défunt, et on a rencontré celui qui est devenu le chanteur principal en jouant avec son ancien groupe, un duo assez minimal et il voulait entamer un projet plus développé, il est servi vu qu’on est désormais sept sur scène ! Le projet c’est assez simple, faire du bon rock, écrire de bonnes chansons, faire de chouettes disques ! On a énormément d’influences diverses et il y a quatre compositeurs qui écrivent paroles et musique donc c’est très libre… mais pas facile à résumer par contre… » 

– Quelles sont vos inspirations? 
« La politique, les histoires d’amour, la course aux étoiles, les queues de cheval, l’amitié, la façon dont on porte un pull, c’est assez varié là encore! » 

Vous utilisez un sitar, comment vous est venue l’idée d’intégrer un tel instrument ? C’est rare d’en voir dans l’Ouest.
« Oui c’est sûr que ce n’est pas très fréquent, après dans notre style de musique c’est tout de même moins rare, c’est un peu un classique de la musique psyché… Mais souvent les groupes réservent cet instrument au studio, soit car ils trouvent ça difficile à faire sonner sur scène, soit parce qu’il est essentiellement joué par un guitariste. Nous on a voulu un sitar dès le début du groupe et on a d’ailleurs composé pour, c’est à dire en ré, car le sitar ne s’accorde pas n’importe comment. On a donc cherché et rencontré un sitariste à Rennes, via une amie, et ce très peu de temps avant la session en studio où on comptait faire les morceaux où on avait besoin de cet instrument, gros coup de chance ! Depuis on joue avec lui en concert et en studio ! »

– Vous avez travaillé en studio avec Fred, du groupe Bikini Machine, avez-vous des affinités avec d’autre groupe rennais ? Lesquels ?
Oui carrément, on partage des membres avec Les Spadassins, les Missing Season, j’ai joué dans Splash Wave pendant quasiment quatre ans, mis à part ces participations, on est très fans de Baston, Combomatix… Après on est nombreux dans le groupe et on a des goûts musicaux différents donc c’est compliqué, par exemple on est deux à être fan de Totorro, je pense que les autres trouvent ça trop « compliqué »…

Que pensez-vous de la scène rennaise ?
« Complexe, riche et fournie mais bien diverse : pas une scène, mais un agrégat de petites scènes, de niches, c’est assez motivant je trouve ! On peut se filer des plans, se jauger, se comparer pour avancer quoi, en un mot l’émulation. »

_Que pensez-vous des lieux de musique ici? 
« Ah l’éternelle question… L’offre est tout de même pas mal, deux salles dans les 400 spectateurs pour voir de bons groupes indés internationaux, le Liberté qui permet d’accueillir des artistes plus « gros » et une myriade de bar disséminés en ville où on peut organiser pas mal de choses : le Mondo Bizarro, le Terminus, le Sympatic… Alors la grande question c’est toujours de savoir ce qu’on veut ! Certains veulent un zénith qui pourrait accueillir Mylène Farmer, d’autres un bon club de centre-ville, type le Mondo mais plus centré quoi… Ça peut toujours être mieux c’est sûr, mais nous on arrive pour le moment à y trouver notre compte ! »

– Est-ce que vous revendiquez votre origine bretonne ? 
« Pas vraiment, surtout que sur les sept membres, quatre ne sont pas nés en Bretagne. Par contre de Rennes oui ça sans souci ! On s’est rencontré à Rennes, on y vit tous… »

_ Comment s’est passé la signature sur le label Londonien Ample Play Records  (Label de Cornershop – Ndlr) ? 
« Alors là, gros coup de chance ! On était programmé aux Indisciplinées à Lorient en novembre 2012 et les gens du label (ils sont trois, dont un couple, là c’était le couple) étaient en vacances dans le Morbihan, ils n’ont pas eu la chance de nous voir en concert car ils étaient déjà repartis vers Londres mais ils nous ont contacté sur la foi du programme du festival et on s’est vu à Rennes juste avant leur départ, on a bu des cafés, discuté et on a décidé de bosser ensemble, super rencontre ! »

En tant que groupe on doit beaucoup au Brian Jonestown Massacre

– Si vous pouviez faire la première partie de n’importe quel artiste/groupe (vivant ou mort), ça serait qui?
« En tant que groupe on doit beaucoup au Brian Jonestown Massacre donc ouvrir pour eux un jour ce serait pas mal… « 

_ Dans quel Pays aimeriez-vous tourner?
« Réponse hyper facile mais assumée à 100% : les Etats-Unis. La route, les paysages, les clubs, on fantasme sans doute mais ça doit tout de même être pas mal cool.

_ Un clip est-il en préparation?
« Oui, on vous en dit pas plus, c’est vraiment compliqué pour nous les clips ah ah. » 

– Vous avez joué au Oan’s Club dans le cadre i’m from Rennes pour la carte blanche de RennesMusique, vous partagez votre souvenir de cette soirée avec les lecteurs ?
« Chaleur et moiteur !!! Non c’était vraiment pas mal, on a eu peur pour la place et puis ça passait, on a eu peur pour le bruit et puis s’est passé ! Bon souvenir ça s’est sûr… En plus c’était la veille de notre première date à Londres, une bonne préparation ! »

– Votre meilleur et votre pire souvenir de concert ? 
« En tant que musiciens, on se souvient d’une date à Nantes dans un squat désormais fermé : le Fouloir. On a été super bien accueilli, bien nourri et bien arrosé, un peu trop sans doute, d’où un concert un peu trop bordélique peut-être… Mais après tout c’était quand même fun, les concerts devant trois personnes par contre ça c’est jamais gratifiant non plus et ça nous est arrivé une fois à Liège et une fois à Maastricht !
Le meilleur c’était sans doute les deux dates à Londres en octobre 2013, on était un peu flippé à l’idée de jouer là-bas et tout s’est très bien passé, accueil, public, son, tout était vraiment génial. »

-Quelle est pour vous la meilleure chanson pour faire l’amour ?
« Pourquoi pas John Cage et son 4″33, en boucle, parfois mieux vaut être à l’écoute de son/sa/ses partenaire/s. « 

on nous demande jamais notre avis sur le conflit israélo-palestinien

– La question que vous rêvez qu’on vous pose et qu’on ne vous pose jamais?
On nous a déjà fait ce plan de la question qu’on ne nous pose pas… Franchement, je ne vois pas ! Mais c’est vrai qu’on nous demande jamais notre avis sur le conflit israélo-palestinien, c’est sans doute pas plus mal tu me diras…

– Le mot de la fin ?
Pour les rennais rendez-vous le 15 mars au 1988 Live Club pour notre prochain concert et la présentation de notre nouvel album !

En attendant voici deux titres du nouvel album.

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