[BARS EN TRANS] Dans le casque de Carambolage et Druids of the Gué Charette

Dans le cadre du festival des Bars en Trans, Carambolage et Druids of the Gué Charette te font découvrir les artistes qui tournent dans leurs casques en ce moment.

DANS LE CASQUE DE CARAMBOLAGE

Paul McCartney – Band on the run
Paul McCartney est un génie, et ce morceau enchaîne trois ambiances différentes ; parfait dans le camion sur la route selon Rémi.

Broncho – Week end
Une basse batterie hyper tight qui va tout droit, avec un son de dingue à la fois vintage et moderne qui donne envie de faire des tours de rocade la nuit sans s’arrêter selon Adrien.

Salut c’est cool – Bout de bois
On présente plus ce band. De la grande littérature et leur meilleure prod jusque là selon Bastien.

Peggy Gou – Starry Night
Un titre qui me donne envie de danser le matin au réveil selon Rémi.

Molchat Doma – Na Dne
Un titre qui me transporte en URSS et me fait frissonner selon Rémi.

Carambolage sera en concert aux Bars en Trans au Penny Lane le samedi 7 décembre avec Stuffed Foxes et Guadal Tejaz.

DANS LE CASQUE DE DRUIDS OF THE GUÉ CHARETTE

The Black Angels – The First Vietnamese War :
Lourd, acéré, transcendantal et apocalyptique, tout y est. Un son de clavier lancinant, une guitare électrique qui maintient de bout en bout une tension palpable. Jusqu’à ces bruits de pales d‘hélicoptères américains répandant la mort et le chaos sur leur passage, à l’instar de ceux que Coppola avait ajouté au « The End » des Doors sur « Apocalypse Now », ici reproduits par une guitare chamanique.

Capitol Punishment – Elephant Man :
Un mini album sorti en 1985 avec un son dément, surtout en comparaison des standards en vigueur dans le style à cette époque. Rien à voir malheureusement avec les versions surcompressées ignobles qu’on trouve sur internet. Les compositions sont exceptionnelles, la voix semble débarquer d’un autre monde et le titre « Elephant man » en particulier a quelque chose d’étrangement familier. Même trois décennies cumulées d’écoutes intensives n’ont pas suffit à entamer l’efficacité de ce disque.

The Bonapartes – The Battle Of Lena :
De l’introduction à la conclusion, ce morceau incarne à la perfection ce qu’il se fait de mieux dans la scène post-punk française. Basse, batterie, guitares et même le saxo, tout y est parfait. Inconnu du grand public, les druides ont récemment redécouvert ce groupe grâce à un label situé en Brocéliande et nommé Rotorelief.

A Place To Bury Strangers – I Know I’ll See You :
C’est la synthèse même de A Place To Bury Stranger. Une batterie synthétique, une basse entêtante et surtout une guitare qui amène des touches shoegaze/noise sans pour autant s’y laisser aller complètement et sans perdre son aspect mélodique. L’essence même de l’énergie et de la douceur réunis. Une source d’inspiration à la fois stimulante et apaisante.

Naam – Starchild :
Ce groupe parvient à faire cohabiter toutes ses influences sans se faire écraser par elles. On ne parle évidemment pas d’une de ces formations arty mélangeant au hasard, dans un souci de pseudo-originalité, des sous-genres dont elles ont une connaissance aussi approfondie qu’une playlist youtube. Au contraire, dans un morceau comme « Starchild », le stoner sabbathien du groupe se mêle naturellement aux divagations cosmiques d’Hawkwind, à l’acid rock et au doom metal. Le groupe a annoncé sa reformation l’an passé. Personne n’a plus entendu parler d’eux depuis.

Druids of the Gué Charette sera en concert aux Bars en Trans au Mondo Bizarro le samedi 7 décembre avec Furies et Chaviré.

Propos recueillis par Cath
Crédit photos : DR (Carambolage) Richard Bellia (Druids of the Gué Charette)

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