Splash Wave – Eclats de trans

La tournée des Trans commence ce jeudi à l’Ubu avec Alphabet, Gomina et St-Lô. Cette année Rennes Musique est partenaire de la tournée et va suivre 8 dates de la tournée. L’occasion pour nous de vivre avec les groupes l’expérience de la scène jusqu’au festival.

Au programme de notre semaine : Jeudi à l’Ubu (Rennes) – Vendredi à la Citrouille  (Saint-Brieuc) [ Lenny / Alphabet / We are Van Peebles ]  – Samedi à la Carène (Brest) [ The Octopus / The 1969 Club / We are Van Peebles ]

Avant de partir sur la route et de vous faire partager tout cela, nous voulions avoir le ressenti de groupes passés.

Xavier du duo Splash Wave a été le premier à se replonger dans les souvenirs.

L’année dernière vous participiez à la belle aventure des trans musicales avec la tournée et un concert à l’Ubu, c’était comment cette soirée ?

« C’était hyper bien, la salle était pleine, on avait des guest stars, comme Marie de The 1969 Club, [qui passe] aux Trans cette année si je ne me trompe pas et puis Yan Wagner aussi, un bon « dude » que l’on a rencontré à Londres pour une date commune il y a deux ans et qui depuis a fait du chemin ! Super album produit par Rebotini (aux Trans cette année avec Black Strobe si je ne me trompe pas), collaboration avec Etienne Daho pour un très beau duo, dates un peu partout…
On a fait un morceau avec lui et il jouait le même jour que nous mais aux Bars en Trans, il a pris un train un peu plus tôt pour être sur scène avec nous et on a fait ce Streams of Love ensemble, à 3, sans répétition préalable, c’était assez magique comme instant ! »

Des bons souvenirs de la tournée ? De moins bons ?

« Globalement que des bons, un catering d’enfer au Cargo à Caen, une super salle des fêtes à Josselin comme les kermesses de mon enfance et un Echonova à Vannes où les gens étaient assez surpris, je crois, de notre look sur scène… »

Comment avez vous vécu cette expérience ?

« En tant qu’artiste c’est très gratifiant car tu as le temps en amont de bosser ton truc, ton « spectacle » on va dire. Le temps et surtout les moyens, car tu ne bosses pas dans ta chambre mais dans une super salle bien équipée (l’Ubu) et avec des techniciens compétents, ouverts à tes idées et très sympas.
Après quand le truc commence, c’est à dire à la première date de la Tournée des Trans vers mi-novembre, tout se passe extrêmement vite… et très rapidement, le festival est terminé. Je pense que ça veut juste dire que c’est super intense. C’est en gros trois mois de travail pour quatre concerts de 40 minutes chacun, 90 jours où tu ne penses qu’à ces 2 heures sur scène !
Et en janvier, tu te retournes et  tu vois le boulot accompli, les tonnes de souvenirs, c’est assez génial et puis un peu frustrant dans un sens… »

Qu’est ce qui en a découlé ?

« Et bien déjà 3 cool dates, du fun avec les gens qui ont partagé la scène avec nous avec les techniciens son et lumière qui nous ont accompagnés de septembre à décembre, c’est à dire des premières répés jusqu’au festival, en passant par cette Tournée des Trans justement.
Ensuite une bonne préparation pour les Trans, jouer 3 fois sur de bonnes scènes te met en super condition pour le festival.
Après c’est un peu complexe de parler de retombées je trouve. Si tu veux parler de prises de contact voir de signatures dans le monde « pro », label, éditeur, management, non on a pas eu ça.  Après, les retombés il y en a eu, même sans ça. Elles ont été moins claires à distinguer c’est sûr mais elles sont tout de même présentes. Je pense par exemple à la récurrence du nom du groupe sur le web, aux interviews pour des blogs ou des radios indépendantes, des trucs comme ça qui font qu’aujourd’hui quand tu tapes « Splash Wave » dans ton moteur de recherche tu vas tomber sur des articles, des reports, des vidéos ou des photos des Trans et ça donne forcément l’image d’un groupe qui se bouge un peu ! On a été programmé quelques fois depuis, par des gens qui ont apprécié les concerts des Trans, ce n’est pas du tout négligeable.
Mais je pense vraiment que l’apport fondamental de la Tournée des Trans pour nous ça a été le boulot en amont, ce travail sur le dispositif scénique, le son, la lumière
C’est un truc qu’on avait initié en janvier 2011 avec un autre dispositif d’une salle rennaise, l’Antipode, un truc nommé Start in Block, plus petit car tu n’as qu’une journée de résidence et un concert, dans la même semaine. Mais c’était le point de départ, comme son nom l’indique, pour se dire que quand on est sur scène on ne se place pas n’importe comment… Le fait d’être pris sur la Tournée nous a permis de continuer le boulot dans de bonnes conditions et c’est ça qui désormais nous rend super contents de jouer, que ce soit au Point Ephémère, dans une salle perdue dans la campagne française ou au fin fond d’une boite berlinoise… »

Combien de dates avez vous fait depuis ?

« Oulà… Disons une quinzaine de dates depuis décembre 2011 je crois. »

Quel fut pour vous le plus beau concert que vous avez fait ?

Bah celui des Trans je crois, bonne date, bon public, les guest, c’était vraiment très très chouette, c’est passé hyper vite…
Et celui que vous avez fait en spectateur ?
Je ne peux pas répondre pour Cyril, moi je dirai Low à la Maroquinerie et Ceephax Acid Crew au printemps dernier à Hédé, au Théâtre de Poche !

Quels sont les projets en préparation (solo, en groupe) ?

« En solo Cyril travaille toujours avec Salut Brioche et vous pouvez le voir en live c’est assez énorme ! Il bosse aussi sur Brunobot, un très cool projet electro pop minimaliste chanté en français. Moi je joue dans divers groupes, souvent derrière une batterie donc je suis bien occupé aussi. Avec Splash Wave on bosse sur un nouvel EP, on a pas mal de choses à finaliser quoi. »

Et question finale, quel est pour vous le meilleur album pour faire l’amour ?

« Bah on est puceaux donc on ne sait pas trop encore… Nan sans déc j’en sais rien, j’en ai juste un peu marre de ces trucs… Inrocks spécial sex, groupes qui sortent leur mixtape spéciale sex, bientôt on aura des céréales spéciales sex au petit déj, sans blague.
En tout cas écouter Disasteradio en faisant le ménage ça donne grave ! »

Un grand merci à toi Xavier.  Splash Wave sera en live ce Vendredi soir au Mich Hell (La Paillote) à 20H30 pour 5€.

Retrouvez l’intégrale du concert de Splash Wave à l’Ubu réalisé par le Créa de l’université  Rennes2  le 2 décembre 2011 [Cliquez sur tous les concerts puis sur Splash Wave ]

Voir aussi l’interview du groupe Eat Your Toys tournée des Trans 2010.

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