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[I’m from Rennes] Rennes by Black Lilith Records

Le festival I’m from Rennes poursuit les propositions originales avec ce soir un concert sur une scène flottante de Barbara Rivage à la fontaine Maginot. La soirée sera ambiancée par le label Black Lilith Records qui a sorti sa première compilation en décembre dernier. Portrait rennais.

Rencontre avec Orane de Black Lilith Records.

Si je te dis Rennes, ça t’inspire quoi au niveau musical, au niveau culturel ?
Ca m’inspire créativité, insolence, liberté et audace. Et fête…

Peux-tu me citer un groupe rennais en particulier qui t’a marqué ?
En terme de génération, et parce que je ne suis pas rennaise, je vais parler évidemment des années 80. Dominic Sonic, End of Data…

C’est drôle et parfois déroutant d’entendre chez la génération 2020 du Octobre ou End of Data partout.

D’entendre aussi du Niagara, Daho, et toute cette mouture rennaise, qu’on me demande de diffuser dans mon bistrot.

Rennes en une chanson, ça serait quoi ?
Tchewsky and Wood et le titre « Love, she Said ». Il y a aussi Rouge Gorge, j’adore. Son titre « Les primevères des Fossés ».

Et Rennes en un album ? Tu as peut-être un album fétiche d’un groupe rennais que tu écoutes ou que tu as écouté en boucle chez toi ?
Oui, c’est un album qui correspond à mon arrivée à Rennes, en 2011, « A distance, A Lack » de The Last Morning Sountrack. J’ai découvert ce groupe à l’Antipode, -comme les Mansfield Tya d’ailleurs. Je me souviens très bien du choc, en voyant arriver ce garçon sur scène. 

Le titre « The Last Chapter » de The Last Morning Sountrack m’accompagne dans tous les sens du terme depuis mon arrivée sur Rennes.

Je l’associe à mon arrivée à Rennes, qui correspond à ma rencontre avec la mère de ma fille. J’ai traversé ces dix ans avec cet album de The Last Morning Sountrack. Je l’écoute encore, souvent, au bar, et on me demande souvent, toujours sur ce titre, qui est l’artiste.  

Où aimes-tu traîner tes oreilles à Rennes pour écouter de la bonne musique ?
Nulle part aujourd’hui. En 2010 j’allais beaucoup dans un bar en face de l’Arvor « Le Sambre ». Thierry était une mine d’or en matière de découverte. Grâce à lui j’ai découvert Timber Timbre, Blonde Redhead, Devotchka…

Aujourd’hui je ne vais plus nulle part. Je reste dans mon rade et les échanges avec mes clients.tes me nourrissent…

Les concerts également viennent à moi. Je suis une enfant gâtée.

Est-ce que tu as l’habitude de faire ton plein de musique chez un disquaire particulier à Rennes ?
Non, en dehors d’une grande enseigne que je boycotte, je tape à tous les râteliers des indépendants au gré de mes balades et de mes rencontres. Il n’y a qu’en amour que je suis fidèle.
 
Ton dernier coup de cœur rennais ?

Tallou et Rouge Gorge sont mes derniers coups de coeur rennais !

Ton dernier concert « coup de coeur » d’un groupe rennais ? Malgré le coup d’arrêt de ces dernier mois
Je n’ai pas encore eu le temps de revenir au concert…

Et toi, ton dernier souvenir de concert à Rennes mais en étant sur scène et pas dans le public ?
Je ne suis encore jamais allée sur scène. Sur scène, j’ai tourné à l’Opéra dernièrement, et joué, il y a longtemps, dans une autre vie. Mais pas pour de la musique.

Et si je te dis « I’m from Rennes » ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Ca m’évoque voyage et rencontre, étrangement…

C’est quoi l’actualité dans les mois à venir pour Black Lilith Records ?
Le label a une grosse actualité à venir : 8 nouvelles.aux artistes vont nous permettre de sortir un opus 2 de Black Lilith, et surtout de travailler la scène. Nous avons eu le soutien financier de la ville de Rennes pour éditer des CDs qui seront distribués avec nos vinyles par BACO en national. 
Nos clips tournés à l’opéra grâce à Matthieu Reitzler, dont je suis toujours amoureuse, en avril sont sortis à la rentrée, et je craignais que cela soit du réchauffé depuis la sortie de l’album en décembre 2020. Mais en fait c’est tout le contraire qui s’est passé, ça a créée une grosse dynamique vers le label. 
Black Lilith poursuit donc son chemin avec une toute nouvelle mouture, à l’exception de LuXure, Roxane et The Bridges. Le premier album était pour certaines, un pari, pour d’autres un engagement, comme Barbara Rivage par exemple, qui ne font pas partie du Label mais m’ont laissé utiliser leur titre. Pour des artistes telles que Mamel, Hélène Bertrand, Cléa Laizé, leur passion première est le théâtre et non la musique. Elles sont des comédiennes, metteuses en scène, ont leur propre compagnie de théâtre, des résidences toute l’année, et leur priorité n’est pas de mettre leur talent et leur temps dans la musique mais dans la mise en scène et l’interprétation au théâtre. On les retrouvera probablement en tant que comédiennes dans nos clips, mais c’est plus vers le théâtre qu’il faut se tourner pour les retrouver. Cette fois ce sont des personnes 100% musiciennes, des personnes qui sont venues à Black Lilith, et non l’inverse, pour la qualité du premier album liée à un message politique et militant affiché et assumé. Ces artistes sont à 95% rennaise, et à 5% parisiennes. Ces nouvelles.vaux artistes sont tous.tes non-binaires et Queer, avec un énorme talent, et le projet de se professionnaliser, et surtout, de faire de la scène et de se consacrer à 100% à ce projet. Le label grandit aussi en collaboration avec d’autres labels, en sororité. Sur Paris, Rouen, Angers. C’est énorme ce qui se passe. 

Nous travaillons au développement de l’opus 2 donc, collaboratif comme le premier, mais nous avons cette fois-ci des artistes avec des ambitions scéniques et professionnelles.

Nous allons sortir un clip chaque mois en moyenne, avec un.e artiste nouvelle.vaux. 
Nous sortirons également un clip commun, probablement en décembre. Mais cette fois le label est plus entouré, et prends son temps. On a un distributeur.trice 100% breton, des soeurs de label calées depuis 20 ans dans le milieu, et qui comme moi aiment servir de pont, de tremplin… 
Aucune urgence pour Black Lilith Records donc, j’ai retenu la leçon : prendre son temps pour bien faire, et à défaut, de ne rien faire.

Merci Orane.

Propos recueillis par Cath
Crédit photos : Orane Gueneau

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